Histoire des Sœurs de Saint-Louis

L’Institut des Sœurs de Saint-Louis est  fondé en 1842 par l’Abbé Louis Marie Eugène Bautain à Juilly.

Louis Bautain (1796-1867) était professeur de philosophie à l’université de Strasbourg mais à la suite d’un différend avec l’évêque de Strasbourg – leurs positions divergeaient sur les rapports de la raison et de la foi – Louis Bautain est contraint de quitter cette ville. Avec plusieurs de ses disciples, il vient en région parisienne où il achète le Collège de Juilly, ancien collège oratorien jusqu’à ce qu’il ait été remis entre les mains des Pères du nouvel Oratoire.

Progressivement, un institut religieux s’y développe et, en 1842, Louis Bautain fonde les Pères de Saint Louis – qui ne subsisteront pas – et les Dames de Saint Louis, dont il prend en charge la formation.

Voilà pourquoi la famille religieuse de Saint-Louis a vu le jour dans le village paisible de Juilly.

Educateur né, Bautain voulait que l’Eglise prenne sa place dans le monde des sciences modernes. Mais pour guérir la brèche entre elle et le contexte intellectuel de son temps, il fallait un clergé et des laïcs à la fois savants et capables d’expliquer leur foi, d’où une famille religieuse vouée à l’éducation chrétienne.

La parole évangélique qui l’inspire et qui se trouve au cœur de sa pensée, de sa vie de prêtre et d’éducateur chrétien, est « Sint Unum » (Jn.17,22). Ces mots de l’Evangile de Saint Jean sont toujours la devise des Sœurs de Saint Louis, le but de leur vie et de leur projet éducatif. Bautain préconise qu’elles entreprennent l’instruction et l’éducation sous toutes ses formes. Selon les besoins, elles s’engagent aussi dans une grande diversité d’autres œuvres

La plupart des premières implantations se situaient dans la région parisienne et il y eut aussi trois maisons en Belgique. Mais c’est dans le monde anglophone que l’Institut devait connaître son plus grand essor. A partir de l’Irlande (1859), des fondations sont faites en Angleterre, au Ghana, au Nigeria, aux Etats-Unis, et plus récemment, au Brésil, au Bénin, à Etampes (France) et en Ethiopie.

C’est en Afrique de l’Ouest que se trouve aujourd’hui la jeunesse de l’Institut.

Bien que les Sœurs de saint Louis soient maintenant moins nombreuses (environ 500), l’éducation  sous toutes ses formes demeure l’œuvre principale des Sœurs.

Mais aussi variées qu’elles soient, ces oeuvres n’ont qu’un seul but : la promotion de la paix et de l’unité dans un monde qui a tant besoin d’être « guéri, uni et transformé par la sagesse rédemptrice du Christ ».

(Constitutions 1,5)

 

Sœur Mairin Barrett, SSL.